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51ème Congrès
de la Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur
Paris, 20 - 22 mai 2011

Atelier 1 - Moyen-Âge (AMAES) - Résumés
Mardi, 30 Novembre 2010 13:04

 

Jodie André (Nancy 2) –  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Communication et différenciation sexuelle : Perceval ou la quête de masculinité dans Sir Perceval of Galles »

Sir Perceval of Galles, malgré le lien qui l’unit au Conte du Graal de Chrétien de Troyes, demeure un poème moyen-anglais peu étudié. Il se prête pourtant bien à l’étude des modes de communication, dans la mesure où la pauvreté langagière de Perceval le conduit à enchaîner les maladresses, composante fondamentale de l’intrigue. En dépit de thèmes répondant aux préoccupations des gender studies (relation mère-fils, construction de l’identité chevaleresque), l’œuvre n’a fait l’objet d’aucune recherche l’ayant abordé sous l’angle de la masculinité. Or, l’identité masculine est au centre du poème dont le héros, élevé par sa mère à l’écart de la société, se distingue par un comportement totalement inadapté aux conventions sociales régissant la communauté masculine arthurienne qu’il semble si désireux d’intégrer.  La communication aura pour but de démontrer que la marginalité de Perceval résulte en grande partie de problèmes de communication fortement déterminés par l’état d’indifférenciation sexuelle qui le caractérise, que seules la séparation totale d’avec sa mère et l’identification à son père vont permettre de corriger.

 

Florence Bourgne (Paris 4) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« L'allégorie, mode privilégié de la communication en Angleterre à la fin du Moyen Âge »

Cette communication examinera l’emploi de l’exégèse allégorique dans des textes du 14e et du 15e siècle, le très célèbre Piers Plowman de William Langland et Reson and Sensualyte de John Lydgate.

 

Morgan Dickson (Amiens) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

“The Communication of Spontaneity / Spontaneous Communication in Middle English Lyrics”

How do ‘poems without context’ allow for communication? Do the form and frequent lack of background to these poems make for a specific means of communication? Where, moreover, is the locus of this communication: between the reader/audience and the text or narrator? Middle English lyrics can be and have been read in many different ways, including manuscript context or classification by content. I would like to look at the expression of spontaneous feeling – joy, often – found in many lyrics, and at the seeming contradiction between the form’s conventional language and the upsurge of feeling that is produced or communicated. I have used the term ‘spontaneous’ because this feeling manifests itself despite the fact that the lyrics rarely have an identifiable, individual voice. Does the ‘fugitive’ lyric, anonymous and untethered, transcend its own opacity through this spontaneous communication?

 

Olga Khallieva-Boiché (Paris 4) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Les noms qui parlent : Helgi, Swiðberht, Svjatoslav. L’expression du sacré dans les noms personnels germaniques et slaves »

Le présent travail est consacré à l’étude du concept du sacré exprimé dans les noms germaniques et slaves. La signification du nom scandinave Helgi ‘saint, sacré’ ne laisse pas de doutes. Il en va de même pour la signification du nom du prince Varègue de la Russie Kiévienne Svjatoslav (russe svjat ‘saint, sacré’, russe slava ‘gloire’). La quasi absence de la racine *hail (adj. *hailagaz > vieil-anglais hālig ‘saint, sacré’) dans les noms germaniques anciens en dehors du domaine nordique laisse croire que la notion du sacré à l’époque du germanique commun fut représentée par une autre racine. Déjà en 1927 Frantz Miklosich fait le rapprochement de la racine slave svjat ‘saint, sacré’ avec la racine germanique swind ‘fort, violent’ (> vieil-anglais swið). Cette dernière forme de nombreux noms composés, propres à tous les peuples germaniques. Pour cerner les nuances du sens de cette racine, l’analyse des épithètes dans la poésie vieil-anglaise se révèle nécessaire. Elle permet de relever des équivalents sémantiques dans la poésie et l’onomastique de la Grèce ancienne. Mais une telle étude-croisée des noms et épithètes poétiques permet aussi d’aller au-delà de la conclusion de Miklosich et de voir dans la définition du germanique swind une connotation cultuelle.

 

Elise Louviot (Nancy 2) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Discours direct et ponctuation des manuscrits poétiques vieil-anglais »

Dans le roman contemporain, tout est fait pour permettre au lecteur de distinguer au premier regard les propos du narrateur de ceux que les personnages s'adressent les uns aux autres. Dans les manuscrits vieil-anglais, la situation n'est pas aussi simple : ni retours à la ligne ni guillemets ne viennent signaler le début ou la fin des passages au discours direct. Cependant, l'usage de la ponctuation n'est pas inexistant : comme l'a noté Katherine O'Brien O'Keeffe, la façon de procéder varie d'un manuscrit à l'autre et parfois d'un texte à l'autre au sein d'un même manuscrit, mais la ponctuation n'est jamais totalement absente. L'examen de la ponctuation des passages au discours direct dans un corpus de textes tirés des quatre manuscrits montrera s'il existe une stratégie commune et spécifique au signalement du discours direct, ne serait-ce que sous forme d'ébauche. Cette étude permettra de proposer des hypothèses quant à la performance des poèmes et à la perception de l'oral comme objet littéraire.

 

Indira Mathur (Toulouse 3) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Le rôle de l’intertextualité dans le décodage des formes fixes dans l’écriture chaucérienne »

Cette communication se focalise sur la technique qu’utilise Chaucer pour traduire des expressions fixes, des proverbes et des adages dans les Contes de Cantorbéry. Les passages étudiés sont souvent reconnus par la critique chaucérienne comme des traductions de certaines parties du Roman de la Rose. Cet ouvrage étant séminal, les extraits y appartenant et a priori événementiels, acquièrent une dimension systémique. De ce fait, à travers la traduction, le code du message transmis par les extraits chaucériens est double. D’une part, Chaucer construit le message à partir du code inscrit par le contexte du Roman de la Rose. D’autre part, il confère à ces passages une valeur unique et événementielle, propre au contexte des Contes. L’analyse permettra d’explorer la technique de traduction de Chaucer, plus particulièrement son usage ainsi que son éloignement des codes générés par l’intertextualité pour transmettre le texte-message.

 

Marthe Mensah (Reims) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« La marge, grande tentation du scribe et du peintre, monde de créativité infinie »

Avec le passage du volumen au codex apparaît la notion de page dans laquelle le scribe va pouvoir « régler » son texte, c’est-à-dire tracer les limites dans lesquelles ce dernier s’inscrira. Le texte cohabitera donc avec la marge, espace en principe vide. Mais cette marge va bientôt devenir « la grande tentation du scribe ou du peintre » comme le dit Jean-Claude Schmitt dans Le Moyen Age en lumière, Paris, Fayard, 2002, p. 330. L’espace des marges sera conquis peu à peu et c’est à partir de la seconde moitié du 13e siècle que les illustrations qui y figurent ont connu leur apogée. Le monde des marges est un monde d’une créativité infinie. Dans les marges tout peut s’imaginer, tout peut se « dire », on peut tout remettre en question. C’est un monde d’illusions et d’allusions, un monde qui divertit, qui donne à réfléchir et qui, d’une manière plaisante, s’attache à corriger certains travers de la société. L’image peut alors revêtir plusieurs niveaux de sens, incitant par là-même le lecteur à ne pas se contenter du sens manifeste mais à rechercher une signification plus profonde.

 

Stephen Morrison (Poitiers) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Innovation lexicale en anglais à la fin du Moyen Âge: le phénomène de la traduction »

L'anglais au 15e siècle est perçu comme une langue pauvre sur le plan lexical. L'étude d'un échantillon des textes, traduits principalement du français, permet de dégager les différentes manifestations d'innovation qui tentent, parfois avec succès, parfois sans, d'enrichir le lexique de la langue. Ce que l'on observe est à la fois instructif et surprenant. Parmi les textes étudiés figurent : l'Elucidarium du Pseudo-Honoré d'Autun (inédit), le roman Apollonius de Tyre (inédit), et la Vita Iesu Christi de Ludolphe de Saxe (inédite). La méthode adoptée est naturellement comparative.

 

Colette Stévanovitch (Nancy 2) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Les éléments structurants dans la Stanzaic Morte Arthur »

Il s'agit d'étudier la manière dont des éléments répétés (structures encadrantes, formules, mots-clés) structurent le poème localement et dans son ensemble et guident vers une interprétation, ce qui fait de ces répétitions un mode de communication entre le poète et son lecteur ou auditeur.

 

Fabienne Toupin et Sylvain Gatelais (Tours) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Les sermons kentois et les homélies de Maurice de Sully, évêque de Paris »

Analyse linguistique de textes à la charnière du vieil anglais tardif et du moyen anglais naissant, les auteurs travaillent ensemble sur ce sujet dont ils promettent un résumé plus détaillé pour le Nouvel An.

 

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