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51ème Congrès
de la Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur
Paris, 20 - 22 mai 2011

Atelier 23 - Anglais de spécialité (GERAS) - Résumés
Mardi, 30 Novembre 2010 13:04

 

David Banks (Bretagne Occidentale) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Diachronic ESP: at the interface of linguistics and cultural studies »

Diachronic linguistics is by no means new, and its interest for teachers of the English language has long been realized; on the other hand, the consideration of diachronic aspects of ESP is very recent. But just as knowledge of the history of English can be useful for teachers of general language, some knowledge of how specialized texts have developed can be of use to teachers of ESP, and help them to understand, and thus better communicate, the features of the specialized discourse which they teach. The academic journal article is a case in point. The first two academic periodicals both appeared for the first time in 1665, at two months' interval, the Journal des Sçavans in Paris, and the Philosophical Transactions in London. At that time, France was still in the grips of an absolute monarchy, which felt the need to control the dissemination of new knowledge. England had gone through the ravages of a civil war and the period of Cromwell, and was enjoying the relative freedom of the restoration period. The universities were still dominated by the study of the Ancients and the attitude that empirical study was pointless. The term "philosophy" had not yet acquired its modern meaning but covered all forms of knowledge, so that what we think of as "science" was a branch of philosophy, "natural philosophy". The distinction between science proper and alchemy was not yet made and many of the most famous minds of the age, such as Boyle and Newton, practiced alchemy throughout their lives. Cultural knowledge such as this is necessary for the understanding of these texts which are seminal to the development of the academic journal article.

 

Marie-Agnès Détourbe (Bordeaux 2) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« L'enseignement supérieur en contexte anglophone envisagé comme domaine spécialisé : une approche à l'interface des champs de l'anglistique »

Cette communication vise à présenter notre travail de caractérisation de l'enseignement supérieur britannique à travers ses pratiques d'évaluation institutionnelle. Après avoir brièvement montré en quoi l'évaluation constitue un mode de saisie privilégié de la spécificité de l'enseignement supérieur, nous nous attachons plus particulièrement à positionner le point de vue que nous avons choisi d'adopter sur cet objet au sein de l'anglistique. Nous examinons dans un premier temps les approches existantes de l'English for Academic Purposes et dans quelle mesure elles permettent d'appréhender l'enseignement supérieur comme un domaine de spécialité. Nous nous appuyons dans un second temps sur un état de l'art des travaux des anglicistes civilisationnistes portant sur l'enseignement supérieur afin d'éclairer leur point de vue spécifique sur cet objet. Enfin, nous définissons notre propre approche qui consiste à envisager l'enseignement supérieur britannique et, plus généralement, l'enseignement supérieur en contexte anglophone, comme un domaine spécialisé en nous appuyant sur la définition de Michel Petit (2010). Nous nous attachons à montrer en quoi cette approche, propre à l'anglais de spécialité, permet d'intégrer et de conjuguer des points de vue divers sur l'enseignement supérieur en contexte anglophone, ouvrant d'éventuelles perspectives d'intersection au sein de l'anglistique.

 

Danielle Joulia (Toulouse 3 IUT) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Analyse de corpus : le discours spécialisé des documentations informatiques »

L'auteur analyse le discours tiré d'un corpus de documentations de langage de programmation en anglais, sources primaires produites par la communauté professionnelle d'informaticiens programmeurs ; l'objectif est de découvrir s'il existe des traits propres à ce discours spécialisé. L'approche ascendante adoptée prend appui sur la théorie des schèmes (Carrell 1990) qui permet de dégager les unités macrostructurelles et microstructurelles de ces observables. L'étude, à la fois qualitative et quantitative met en évidence un ensemble de régularités aux niveaux sémantique, structurel, rhétorique, syntaxique et lexical, spécifiques du discours considéré. Les spécificités qui en ressortent semblent être cependant en nombre limité. Pour les analyser, l'auteur s'appuie sur la théorie des sous-langages (Harris 1968) qui met l'accent sur l'existence de restrictions, de récurrences et de « déviances » dans les textes spécialisés (Lehrberger 1982). Par une analyse lexicométrique, l'auteur examine la variété lexicale de ces documentations, en s'intéressant aux formes (« type ») les plus fréquentes, avant de passer à leur répartition selon quatre listes lexicales. L'auteur étudie à quel type de vocabulaire appartiennent les formes et les occurrences (« token ») les plus nombreuses du corpus. Elle poursuit sur les mécanismes lexicogéniques à l'œuvre dans ces textes en étudiant les néologismes de sens et de forme privilégiés par le discours informatique. Elle observe que les réductions de formes, les conversions et les constructions singulières peuvent apparaître comme des « déviances » par rapport à la langue dite générale et qu'ils constituent un trait marquant de ce discours.

 

Claire Kaczmarek (Artois) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Religion presbytérienne écossaise et anglais financier : la Kirk, terreau fertile pour les innovations et la terminologie bancaires »

Cette communication est consacrée à l'étude d'une intersection civilisation britannique-anglais de spécialité et plus particulièrement aux relations étroites tissées entre les institutions religieuses écossaires (notamment la Kirk) et le développement financier de l'Écosse et de la Grande-Bretagne à partir du XVIIIe et du XIXe siècles. Édimbourg est aujourd'hui le deuxième centre financier britannique après Londres et les Écossais sont à l'origine de plusieurs des institutions financières du royaume. Par exemple, c'est l'un d'entre eux, William Patterson, qui fonde la Bank of England à Londres en 1694. L'année suivante, la Bank of Scotland est établie à Édimbourg. En 1727, est créée sa concurrente, la Royal Bank of Scotland. En 1854, les premières associations de comptables agréés (chartered accountants) voient le jour à Édimbourg et à Glasgow. L'auteur ne veut pas par là laisser entendre que les Écossais ont eu le monopole de la créativité bancaire et comptable en Grande-Bretagne, mais elle souligne que bon nombre des pionniers de la finance écossaise étaient de confession presbytérienne. Cette spécificité n'est pas surprenante dans une nation où l'Église d'Écosse, la Kirk, a joué un rôle prééminent, en particulier depuis l'acte d'Union de 1707 qui mit fin à l'indépendance politique de la nation écossaise. Inspirés par le contexte politico-religieux des Lumières et influencés plus tard par la révolution industrielle en plein essor, de nombreux presbytériens ont participé à la mise sur pied d'un système bancaire original, les caisses d'épargne (savings banks) en réponse à la paupérisation des grandes villes manufacturières. Dans un premier temps, nous nous proposons d'étudier les projets à forte coloration presbytérienne de l'un des pionniers des caisses d'épargne, le révérend Henry Duncan (1774-1846) du comté de Dumfries. À travers cet exemple, nous mettons en évidence que l'éthique presbytérienne est, dans une certaine mesure, en adéquation avec la culture émergente du capitalisme et qu'elle laisse son empreinte sur les pratiques et la déontologie des métiers de l'argent de l'époque. Dans un second temps, nous nous attachons à analyser la terminologie spécialisée des caisses d'épargne et nous y décèlons des origines religieuses. Enfin, nous suivons l'évolution de ces caisses d'épargne jusqu'à leurs aboutissements actuels. En effet, le microcrédit, soutenu par Jacques Attali et prôné par le Bengali Muhammad Yunus, lauréat du prix Nobel de la paix en 2006, peut apparaître comme le tout dernier avatar bancaire des premières caisses d'épargne populaires.

 

Natalie Kübler (Paris 7) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Représentation de phénomènes collocationnels dans une base de données terminologiques »

Ce travail s'inscrit dans le cadre du projet global ARTES, réalisé à l'Université Paris Diderot. ARTES est une base de données terminologiques bilingues et en ligne, conçue en vue d'objectifs multiples : aide à la rédaction en anglais de spécialité langue seconde, aide à la traduction spécialisée, outils pédagogique et outil de recherche. Si l'organisation des informations terminologiques et phraséologiques pose un certain nombre de questions, moins reconnues sont les questions portant sur la prosodie sémantique, sur la préférence sémantique et sur la colligation. Phénomènes assez bien décrits dans la littérature scientifique sur la langue générale, et surtout en anglais, ils ont été peu étudiés dans les domaines de spécialité. Nous nous attachons ici principalement au phénomène de la prosodie sémantique, sans écarter ses liens avec la préférence sémantique. La prosodie sémantique se définit généralement comme la cooccurrence, statistiquement significative, d'un élément avec une série de collocats que l'on peut généralement caractériser comme ayant une connotation positive ou négative (Louw 2000) ; cependant, elle se caractérise aussi comme « attitudinale » Sinclair (1996 : 87). Ces deux traits, décrits dans la langue générale, se retrouvent dans les langues de spécialité, mais avec des différences (Partington 1988, Bowker 2007). Si les verbes to cause et causer présentent une prosodie sémantique négative en langue générale, le cas n'est pas toujours avéré, par exemple en sciences de la terre, et l'on observe des différences d'emploi entre l'anglais et le français. Telles sont les informations qu'il faut intégrer dans la base ARTES. Par ailleurs, certaines formulations relevant de la langue scientifique générale et ayant trait à des fonctions rhétoriques, montrent des marques d'évaluation positive ou négative. L'intégration de ces informations dans une base de données terminologiques pose des questions que nous chercherons à résoudre.

 

Mojca Pecman (Paris 7) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Étude de la terminologie en contexte avec ARTES, une base de données pour les langues de spécialité »

La communication permet de replacer la terminologie dans l'univers des langues de spécialité et de retracer le long chemin parcouru par les études en terminologie qui donnent lieu à des approches de plus en plus pointues et complémentaires. Elle s'appuie sur la base ARTES (Aide à la Rédaction de TExtes Scientifiques), dont la spécificité est d'offrir des informations sur la terminologie et la phraséologie des langues de spécialité dans une perspective bilingue (anglais-français). La base a été conçue pour exploiter les divers aspects des études en terminologie et en langues de spécialité : d'une part l'aspect didactique visant la formation à la traduction et à la rédaction en langues de spécialité et, d'autre part, l'aspect linguistique visant à parfaire nos connaissances sur les lexiques et les discours spécialisés. La base ARTES permet d'aborder la question de la création de ressources lexicales et du développement d'outils dictionnairiques pour répondre aux besoins spécifiques des locuteurs utilisant les langues de spécialité (chercheurs, experts, étudiants, traducteurs). En complément de la terminologie, la base accorde une place importante à la phraséologie, qu'il s'agisse de la phraséologie spécifique aux domaines ou de la phraséologie transversale. Avec le projet ARTES, nous avons voulu réexaminer le lexique spécialisé, sa structure et ses valences sémantiques à la lumière des emplois attestés des unités terminologiques et phraséologiques, mettant ainsi au cœur de nos recherches la notion de contexte. Par conséquent, le projet ARTES ouvre la porte à l'étude des phénomènes linguistiques divers opérant à l'interface du lexique-discours, intégrant la question des genres textuels dans une approche contrastive des langues et des domaines.

 

Elsa Pic, Grégory Furmaniak (Paris 3) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« De la langue spécialisée à la langue vulgarisée : approche grammaticale »

Cette communication s'inscrit dans le cadre d'une recherche plus large qui cherche à vérifier empiriquement l'existence de langues transversales fondées sur la notion de spécialisation (langue vulgarisée par opposition à langue spécialisée) et à en caractériser les spécificités grammaticales. L'analyse grammaticale est donc mise au service de l'étude des langues de spécialité : ce travail trouve naturellement sa place dans la thématique proposée par l'atelier. Dans la mesure où les langues transversales ainsi définies sont censées transcender les disciplines, les auteurs ont constitué un corpus de 600 000 mots composé de textes philosophiques, historiques et scientifiques (mathématiques appliquées) stratifié pour chaque discipline en un sous-corpus vulgarisé et un sous-corpus spécialisé. Nous présentons, dans un premier temps, la méthodologie utilisée pour la constitution du corpus (fondements théoriques, choix des textes, annotations automatiques et manuelles), puis nous analysons les résultats obtenus à la suite de l'étude du corpus. Les analyses portent sur une sélection de marqueurs grammaticaux représentatifs des trois grands domaines du système grammatical de l'anglais (groupe nominal, groupe verbal et phrase complexe) qui sont étudiés à la fois dans leurs dimensions qualitative et quantitative. Nous concluons sur la réalité grammaticale de langues transversales fondées sur le degré de spécialisation.

 

Laurent Rouveyrol (Nice) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Le discours politique est-il un anglais de spécialité ? Pour une logométrie des discours et des genres »

Cette communication fait suite à divers travaux menés depuis quelques années et notamment à la communication présentée lors du 31e colloque du GERAS (Nice, mars 2010) ayant posé le principe d'hétérogénéité discursive comme structurant pour identifier les discours spécialisés en anglais. Qu'en est-il plus pragmatiquement au niveau du discours politique médiatisé ? Suivant la définition que donne Michel Petit de l'anglais de spécialité (Petit 2002), en mettant l'accent sur les acteurs émanant de sphères spécialisantes ou spécialisées, il est possible d'intégrer l'anglais de spécialité à une conception plus large (bakhtinienne) de l'activité langagière. Le concept de « milieu », lorsqu'il est corrélé à une conception anthropologique de la culture – ce qu'il faut savoir, savoir-faire et savoir-être pour intégrer un groupe donné – permet justement d'établir des relations entre des pôles qui interviennent rarement dans la définition des discours spécialisés. Le but de cette communication est double : tout d'abord il s'agit de considérer en amont les paramètres qui pourraient permettre de caractériser le discours politique suivant une perspective pluridimensionnelle (bakhtinienne) de l'activité langagière discours (perspective top-down). Ensuite l'auteur se demande ce qu'une approche logométrique intégrative, combinant des analyses qualitative et quantitative, pourrait apporter en partant du corpus cette fois (perspective bottom-up). Le croisement de ces deux perspectives nous autorise in fine à répondre à la question posée, après avoir analysé des segments de corpus étiquetés.

 

Guillaume Thomas (Lyon 2) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Les commentaires sportifs télévisés : aux frontières du discours spécialisé »

« Confus », « incohérent », « agrammatical » : s'il est bien un type de discours dont on remet souvent en cause la crédibilité, ce sont les commentaires sportifs télévisés (CST). On constate d'ailleurs que, quels que soient les critères retenus, les CST s'avèrent pauvres en comparaison avec d'autres types de discours. Dans cette perspective, il est légitime de se demander s'ils constituent bien un discours spécialisé, ou bien s'ils ne sont pas plutôt un discours général portant sur un objet, bien particulier. Cette étude porte sur un corpus en langue anglaise de CST diffusés sur des chaînes généralistes américaines, australiennes et britanniques composé d'extraits de rencontres de rugby, de football, de course à pied et de catch. Nous tentons de montrer qu'il existe des traits communs à tous les CST et qu'ils permettent aux commentateurs de mieux remplir leur rôle. La variété du corpus nous permet, par ailleurs, de mettre en avant le fait que, s'il existe aussi des différences fortes entre les divers extraits, c'est parce que chaque sport impose aux commentateurs des objectifs propres. Nous soulignons également que les commentateurs préparent autant que possible leur discours et lui donnent une structure presque dissertative. Enfin nous montrons que même la grammaire témoigne de leur volonté d'apporter le maximum d'informations aux téléspectateurs. L'absence si fréquente de verbes conjugués s'explique par le désir de hiérarchiser l'information. Les verbes expriment généralement l'action ; a contrario, l'absence de verbe montre que les commentateurs préfèrent se concentrer sur des aspects qui ne sont pas immédiatement perceptibles, comme les intentions des joueurs. En outre, nous soulignons que les commentateurs essaient dès que possible de reformuler leurs remarques (notamment au moment des ralentis) et que la grammaire reflète cette réélaboration de la pensée. En définitive, les CST constituent un cas assez unique, car leur cohérence se laisse difficilement appréhender. Pour les saisir, il est nécessaire de ne pas se fonder sur des critères classiques, comme la grammaire et la structure formelle. Si, en revanche, il est tenu compte des conditions exceptionnelles dans lesquelles ce discours est produit et si l'on s'attache à comprendre en quoi les propriétés des CST permettent aux commentateurs de servir au mieux les téléspectateurs, alors il s'avère légitime de les qualifier de discours spécialisés.

 

Michel Van der Yeught (Aix-Marseille) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Anglais de la bourse, métaphores et civilisation anglo-américaine : intersections et croisements disciplinaires »

Cette communication se situe à l'intersection entre l'anglais de la bourse et la civilisation anglo-américaine. Les langues de spécialité sont généralement considérées comme émanant d'un groupe professionnel usant d'une langue naturelle donnée. Par exemple, l'allemand du droit est en usage chez les juristes germanophones. Il est suggéré ici que la notion de « groupe professionnel usant d'une langue naturelle donnée » est loin de constituer un continuum homogène car il est soumis à la variable civilisationnelle. Le cas étudié est celui de l'anglais de la bourse, langue professionnelle apparemment partagée par tous les professionnels anglophones des marchés financiers. Une étude des métaphores montre que, si bon nombre d'entre elles (par exemple celle des bulles spéculatives) sont uniformément réparties dans le discours spécialisé boursier en langue anglaise, d'autres sont très fréquentes dans le domaine américain mais notoirement absentes dans le domaine britannique. Une étude des surnoms hyperboliques associés aux grands opérateurs boursiers et des métaphores darwiniennes évocatrices des opérations boursières mettra en évidence qu'il existe, au sein de ce même grand ensemble de discours spécialisés, deux sous-ensembles divergents dont la ligne de fracture suit en gros les frontières nationales. Autrement dit, au sein de groupes spécialisés linguistiques il peut exister des sous-groupes spécialisés nationaux. La langue de spécialité servant de révélateur au phénomène, la civilisation est ensuite sollicitée pour en prendre le relais explicatif. En effet, seules les différences entre contextes socioculturels nationaux peuvent rendre compte de ces divergences atypiques au sein d'un même ensemble de discours spécialisés. Dans ce cas, les différences entre civilisation américaine et civilisation britannique mettent en lumière les conditions favorables à la prolifération de certaines métaphores en langue boursière américaine et les éléments inhibiteurs expliquant leur absence en anglais britannique. L'étude aboutit à la proposition d'outils conceptuels permettant d'expliquer comment un « spécialisé professionnel » de même nature peut être sensible à des contextes civilisationnels différents.

 

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