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51ème Congrès
de la Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur
Paris, 20 - 22 mai 2011

Doctoriales - Atelier 3 - Postcolonialismes et mondialisation - Résumés
Mardi, 30 Novembre 2010 13:04

 

Marjorie Ambrosio (Avignon) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Local/global : l'identité au-delà des dichotomies dans l'œuvre de Brian Castro »

Cet intitulé ne cherche pas à opposer le local et le global, mais bien à les lier, à essayer de franchir ces antonymes pour unir, trouver un terrain d'entente entre deux notions apparemment opposées par leurs définitions et leurs usages.

C'est bien dans cet esprit que Brian Castro fait entendre sa voix, que l'on peut qualifier d'australienne, de multiculturelle, de migrante, et encore d'autres façons. A travers une esthétique défamiliarisante, Brian Castro arrive à transcender les espaces, les définitions et les appartenances.

Né en Chine, de parents d'origines portugaise, anglaise et chinoise, Brian Castro a fait ses études en Australie et a finalement pris la nationalité de ce pays. Dans ses neuf romans, il met en scène des personnages présentant des problèmes d'appartenance à un lieu quelconque – que ce soit un lieu physique, ou plus largement une société, un groupe, une catégorie. Souvent déplacés, déracinés, isolés, les lieux physiques et mentaux des personnages reflètent un état général où les définitions n'ont plus cours et le local et le global se disputent, se mêlent, cherchent à se réconcilier.

A travers ces personnages et des stratégies littéraires créant une esthétique propre à cet auteur, le lecteur fait l'expérience de ces sentiments de déplacement et d'isolation, à la fois à la recherche d'un lieu auquel appartenir, se raccrocher, s'identifier, et en même temps questionnant l'utilité de ces lieux à une construction identitaire.

Ma communication cherchera donc à mettre en avant ces différentes tensions dans l'oeuvre de Brian Castro et plus particulièrement dans deux de ses romans, Birds of Passage (1983) et After China (1992).

 

Madeleine Laurencin (Paris 3) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

“J. M. Coetzee, an exotic canon?”

J. M. Coetzee has always claimed that his inspiration was European. His novels are peppered with references to Kafka, Defoe, Dostoevsky and many, many others. In works such as Foe or The Master of Petersburg, the style of his writing can be closely linked to the contemporary postmodern movement originating in the West. And yet, despite his constant referral to these canons or at times the anchoring of his narratives in that world, none of Coetzee’s works can be truly said to be “western”.
First the Cape, the landscapes of the Karoo with its dry heat. Then Adelaide and its soft hills and seashore. Both South Africa and Australia have laid claimed to being Coetzee’s homeland, and both have influenced his works in their own way. Both countries were settler colonies, experienced colonial rules and had a complicated relationship with native populations. Beyond the landscapes themselves, it is the country, with its traditions, habits, people and culture that appear beneath Coetzee’s novels, holding up the narratives and bringing them together, “betraying” the western canon and molding it into a new canon.

In this paper, I would like to explore this “hidden side” of Coetzee’s writing, the nonwestern references that peek through many of the overlaying canons that he uses, and divert the meaning that comes from his novels. I would also like to explore how, through his works, the western canons are transformed into a new set of canons which can then be taken up by other authors around him, such as Patrick Allington in Figurehead.

 

Sylvie Maurer (Savoie) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

“Former British Colony: Mauritians ‘in the Face of Globalisation’” [1]

Mauritius is a former French and British colony in the Indian Ocean. Now, this island country has become a multicultural and multiethnic society due to several waves of immigration from Europe, Africa and Asia, all through the past three centuries. Each wave of immigration brought in new peoples along with their cultures, religions and languages. However, all the migrants did not settle in Mauritius thanks to their accord. Some were slaves. Some came as free workers and others as colonizers. The differences in the arrival of modern Mauritians’ ancestors are still felt like balls and chains for some communities in Mauritius today. However, they are now faced with the challenge of building their Mauritian identity and be “as one people as one nation” [2] with all their differences in the face of globalisation. The different communities live side by side in relative respect and harmony but they hardly get mixed up through inter-community marriages. Hence, they could be compared to the colours of the rainbow. Nevertheless, the diversity in local cultures, religions and languages of Mauritius is today at stake in the face of globalisation. In my work, I will first show that globalisation is nothing new to Mauritius. Then, I will focus on the possibility of Mauritian society to build up its national identity thanks to globalisation; but at the same time Mauritius might, to some extent, lose its economic independence. Finally, I will work on the chance that Mauritius may lose its local richness and diversity on the altar of globalisation.

[1] Part of this title is taken from The Financial Times Special Report. March 2008.

[2] This phrase appears in the Mauritian National Anthem.

 

Carmen Mboumba Nzamba (Paris Ouest) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« George W. Bush et la lutte contre le SIDA en Afrique : the global vs the local? »

L’intérêt de l’Administration G. W. Bush pour la question du VIH-SIDA dans le monde s’est révélé dès le début de son mandat. Le 11 mai 2001, le président propose la création d’un nouveau fonds mondial de lutte contre le VIH-SIDA appelé Global Fund to Fight AIDS (Tuberculosis, and Malaria). Dès lors, le SIDA n’est plus considéré comme une question de santé publique car dépassant le cadre national (local) et devient ainsi un enjeu global. En 2002, la Stratégie de sécurité nationale (National Security Strategy - NSS) des États-Unis souligne l’importance de la santé mondiale et la nécessité de stopper cette pandémie. Le SIDA est alors abordé comme un problème sécuritaire, une menace directe à la sécurité intérieure. Washington annonce alors le plan d’urgence de lutte contre le SIDA, plus connu sous le nom de President’s Emergency Plan for AIDS Relief ou PEPFAR, adopté par le Congrès le 27 mai 2003 sous l’appellation de United States Leadership Against HIV/AIDS, Tuberculosis, and Malaria Act of 2003. C’est ainsi que la question du VIH/SIDA est le sujet principal abordé par George W. Bush avec ses homologues africains lors de son premier voyage sur le continent en juillet 2003.

Mais quels sont les desseins et la stratégie du PEPFAR, reconnu comme étant le plus grand programme de lutte contre le SIDA à l’échelle internationale ? Comment le PEPFAR est-il mis en place en Afrique et comment ce programme est-il perçu sur le continent noir ? Le PEPFAR est-il adapté aux réalités africaines (local) sachant que cette loi se fonde sur certains principes de la morale chrétienne ? Cette communication se propose de répondre à ces questions.

 

Christopher Minck (Paris 3) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

« Charles C. Diggs et la politique africaine de Washington : de la mondialisation d’enjeux locaux »

L’historiographie récente [1] révèle un regain d’intérêt pour l’analyse des relations internationales sous l’angle de l’interaction entre relations raciales et politiques étrangères. C’est en effet sous le spectre nouveau de l’interpénétration des politiques locales et mondiales des Etats-Unis que les récentes études analysent l’histoire diplomatique américaine. C’est en somme le dénominateur racial qui permet une interprétation, une compréhension ainsi qu’une critique à la fois plus profonde et plus nuancée de la politique étrangère américaine et de ses acteurs.

L’émergence d’un corps politique noir américain dans ce contexte pose ici la question des représentants afro-américains au Congrès et de la politique africaine des Etats-Unis. Ce projet vise à examiner le rôle que le Représentant Charles C. Diggs a joué dans les politiques de Washington vis-à-vis de l’Afrique subsaharienne dans les années 1960 et 1970.

Représentant démocrate de 1955 à 1980, « Mr Africa » devint le premier Afro-Américain nommé au comité des affaires étrangères de la chambre basse en 1957. Il présida sous Nixon le sous-comité aux affaires africaines, participa à la fondation du Congressional Black Caucus dont il fut le premier président en 1971 et prit part à la création de TransAfrica en 1977. De par sa carrière, ses engagements politiques et sa nature même de représentant noir américain, Charles C. Diggs a incarné l’interpénétration des politiques intérieure et étrangère. Notre propos visera à replacer Diggs dans le cadre idéologique de la guerre froide prévalant à Washington à cette période ainsi qu’à analyser son rôle de traducteur d’enjeux locaux, les relations raciales, en enjeux d’intérêt mondial.

[1] A citer comme sources incontournables :
Thomas Borstelmann, The Cold War and the Color Line. Cambridge: Harvard University Press, 2001
Mary L. Dudziak, Cold War Civil Rights: Race and the Image of American Democracy. Princeton: Princeton University Press, 2000
Brenda Gayle Plummer, Rising Wind: Black Americans and U.S. Foreign Affairs, 1935-1960. Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1996
Penny M. Von Eschen, Race Against Empire: Black Americans and Anticolonialism, 1937-1957. Cornwell: Cornwell University Press, 1997

 

Corine Tachtiris (Michigan/ Paris 8) – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

“Is Universalism Local or Global?”

This presentation puts the work of Kenyan writer Ngũgĩ wa Thiong’o in conversation with Edouard Glissant’s concept of generalizing universalism. According to Glissant, the West tends to enact an ethnocentric project of reconstituting the world in its own image, so that what is local to the West poses as universal. Correspondingly, Ngũgĩ argues that “[l]ocality becomes measured by the degree of its distance from the metropolis of the Western world” (Moving the Centre 25). A dichotomy thus emerges between a Western global universalism and a Third World localism. Yet for Ngũgĩ, the universal derives itself from the local, not the global. Reading Glissant in conjunction with Ngũgĩ allows for a resituation of universalism along the local-global continuum and a reconception of universalism that competes with the West’s ethnocentric brand of humanism.

 

 

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